A quand leur tour d'être jugé..........pour trahison ???

Publié le par pdf95

Les juges du « 9-3 » choisissent le camp de la racaille - par Marc Noé

 

- Restaurer la primauté du pouvoir politique -

 

 
Dans le « 9-3 », la racaille fait la loi et les « juges » l’appliquent. C’est exactement le diagnostic que l’on peut faire au vu des jugements désormais rendus par certains magistrats dans ce département. La semaine passée, un gang de trafiquants était arrêté et une cache d’armes découverte. Les juges relâchaient néanmoins immédiatement les « racailles » au motif que la perquisition policière n’avait pas été autorisée par écrit par le propriétaire des locaux. « Vice de procédure », déclarèrent-ils.
Cette semaine, ce sont des policiers qui sont lourdement condamnés sans coup férir. Certes, certains d’entre eux avaient effectivement menti en accusant à tort un automobiliste d’avoir provoqué un accident. Il fallait donc certainement envisager des sanctions. Soit. Il n’en reste pas moins vrai que tout le monde - ou presque - s’accorde à trouver la sentence rendue disproportionnée par rapport aux faits reprochés.
Les policiers du département ont donc appelé leurs collègues à manifester leur désapprobation devant le tribunal. Le Parquet, quant à lui, a décidé de faire appel et le ministre Hortefeux s’est fendu d’une déclaration : « Sans naturellement méconnaître la nature des faits qui ont été reprochés aux policiers, ce jugement, dans la mesure où il condamne chacun des sept fonctionnaires à une peine de prison ferme, peut légitimement apparaître, aux yeux des forces de sécurité, comme disproportionné », a-t-il déclaré.
Seule une certaine Gauche, PS et syndicats de magistrats en tête, ont trouvé choquante la manifestation policière et les propos du ministre. Le PS, par la voix de Martine Aubry, est allé jusqu’à réclamer « des sanctions immédiates contre ceux qui viennent de mettre en cause publiquement la justice alors qu'ils sont dépositaires de l'autorité publique ». On rêve… ou plutôt : on cauchemarde ! Avec des gens pareils, la racaille a de beaux jours devant elle.
A-t-on entendu le PS, les Verts, le NPA et leurs acolytes s’émouvoir de la relaxe des trafiquants, la semaine passée. Non, bien évidemment puisque, de par leur discours culpabilisant et d’excuse permanente, ils considèrent la racaille comme étant victime de la société.
« Les juges totalement indépendants du pouvoir doivent rendre une justice juste en leur âme et conscience », répète inlassablement cette « gôche » de bobos bien-pensants. Quelle belle âme et quelle belle conscience quand on relâche des malfrats !
Et bien non ! Au risque de faire grincer certaines dents, les juges n’ont pas à être indépendants :
  • ils ne sont pas élus et sont des fonctionnaires au même titre que leurs collègues des autres branches de la Fonction Publique. En cela, ils sont déjà dépendants de leur hiérarchie, ne serait-ce que pour leur avancement qu’aucun n’a d’ailleurs encore remis en cause;
  • en leur qualité de fonctionnaires, ils sont payés par les impôts des Français et ne sont donc pas indépendants… de ces mêmes Français devant lesquels ils doivent être comptables de leur actes;
  • leur fonction consiste précisément à appliquer les lois - et rien que les lois - votées par les politiques qui, eux, sont élus. Par là-même, et n’en déplaise à certains, ils sont dépendants du « politique » dans la mesure où ils ne sont que des exécutants, des « applicateurs » de la Loi;
  • ils sont censés « rendre la justice au nom du Peuple Français » et pour son bien, et non pas en fonction de leurs propres idées politiques ou considérations pseudo-philosophiques partisanes ;
  • enfin, il n’existe pas - et il ne doit pas exister - de « pouvoir judiciaire », mais une autorité judiciaire. Ce qui n’est pas du tout la même chose.
Aujourd’hui, alors que l’état est sur la voie du démantèlement, on assiste à la montée de contre-pouvoirs autoproclamés et désireux de s’ériger en pouvoirs stricto sensu : pouvoir économique, pouvoir médiatique, pouvoir judiciaire… Dans les faits, on constate simplement que la multiplicité des pouvoirs mène directement à l’impuissance.
Il serait temps que les élus en prennent conscience : dans le domaine de la justice, mais comme dans d’autres - l’économique, par exemple -, la remise en ordre pour un bon fonctionnement du Pays passera par la nécessaire restauration de la primauté du « pouvoir politique ». 
 

 

 

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