Ainsi Front,Front,Front....les nouvelles marion-ettes.....

Publié le par pdf95

La CRIF et la GLNF, nouvelles commissions de discipline du FN

La CRIF et la GLNF, nouvelles commissions de discipline du FN

Circulez y a rien à voir. C’est en gros le message adressé par Marine Le Pen à son père, Jean-Marie Le Pen, à Bruno Gollnisch et à la commission statutaire de conciliation, au sujet de l’exlusion du jeune Gabriac. Celui-ci est en effet soupçonné de s’être à l’adolescence rendu coupable d’avoir levé le bras, crime imprescriptible s’il en est pour tous les anti-communautaristes de bazar.

La commission en question, au sein de laquelle siègeaient le Président d’Honneur et le député européen, avait en effet préconisé un simple blâme, refusant conformément à la tradition lepéniste, de céder aux injonctions d’officines anti-françaises. A fortiori comprenait-on, s’il s’agissait surtout d’épurer tout ce que le FN compte encore de militants nationalistes authentiques.

Qu’on se le dise, ce sont dorénavant les lobbies et média dominants qui auront la charge de décider ce qui doit être inclu ou exclu de ce qui fût longtemps le parti de la résistance patriotique, autrement dit le parti de la résistance politique, culturelle et morale française face aux oligarchies.

Jean-Marie Le Pen ayant assez peu l’habitude de se soumettre, il sera intéressant de suivre ce que seront ses réactions face à la normalisation de la formation dont il est le fondateur, et le peu de cas que semblent faire sa fille et son entourage de sa légitimité aux yeux de l’ensemble des patriotes.

Si comme c’est probable, les sondages actuels -mirobolants comme un souvenir d’Elie Wiesel- viennent une fois passé l’effet de la mode et de la nouveauté, à se tasser, le vieux chef aura du mal à ne pas se demander s’il ne reste pas le mieux placé pour incarner aujourd’hui encore la résistance française, tant du point de vue du charisme que de la légitimité.

Question qu’il ne sera sans doute pas le seul à se poser.

Les succès actuels, idéologiques autant que politiques, ne sont-ils pas d’abord les siens, contrairement à ce que prétendent les filles Goriot et leurs entourages médiatico-compatibles ?

D’autant que les informations dont dispose Médialibre font état d’une exaspération croissante de la base et des cadres contre le binôme félonpositif composé de Steeve Briois et Bruno Bilde, chargé de mariniser le parti à marche forcée. Lequel duo incarne assez peu il est vrai, tant sur la forme que sur le fond, s’il on ose dire, l’idée que l’on se fait de dirigeants nationalistes.

Steeve Briois résumait ce matin sur Europe 1 la situation, en laissant clairement entendre qu’il existait dorénavant deux conceptions du Front, l’ancienne et la nouvelle, la seconde ayant l’assentiment des « gens normaux »…

Si c’est Briois qui le dit…

Durbec rencontre Omar Djellil à Marseille

Durbec rencontre Omar Djellil à Marseille

En déplacement à Marseille dans le cadre d’Egalité et Réconciliation il y a environ deux ans, Marc George avait appelé les patriotetes Français et le FN à soutenir le projet de grande mosquée à Marseille, tout en préconisant une architecture et des conditions financières respectueuses de nos traditions et de l’égalité républicaine.

Dans la droite ligne de ce positionnement, Stéphane Durbec a rencontré Omar Djellil, dirigeant musulman de l’association « présence citoyenne » ainsi que des responsables associatifs musulmans marseillais, et s’apprête à visiter le complexe qui intègre la future grande mosquée. De cette rencontre iconoclaste, le représentant associatif nous fait un compte-rendu intéressant dans la vidéo ci-dessous, et rappelle que Durbec, membre du FN depuis 25 ans et conseiller régional en PACA n’a fait que s’inscrire dans la ligne traditionnelle de Le Pen, très loin des vociférations islamophobes de Stéphane Ravier, le représentant de la ligne mariniste sur le 7e secteur de la cité phocéenne.

Une initiative heureuse, dont il sera intéressant de voir quelles réactions elle suscite dans les différents réseaux marinistes, qu’ils soient gays, franc-maçons, racialistes et/ou sionistes.

Interview des intéressés :

Questions à Stéphane Durbec

Demain, vous recevrez demain au Conseil Régional, Omar Djellil accompagné d’un groupe de commerçants et de responsables associatifs musulmans, alors que vous êtes le premier à être contre la construction d’une grande mosquée ? Quelle est votre logique ?

Il ya deux choses à différencier. Vous me dites : pourquoi je reçois les musulmans ? Je reçois les compatriotes de confession musulmane.

N’est-ce pas contradictoire ?

Ce n’est absolument pas contradictoire. Ça serait contradictoire si j’avais dans mes idées politiques une quelconque idée de racialisme ou d’ethno-différentialisme, ce qui n’est pas le cas. Moi, je suis un élu et un enfant de la république donc je m’inscris dans les valeurs qui portent ce que je suis. Si aujourd’hui je suis conseiller régional, c’est parce que j’ai été élu sur une liste politique mais c’est aussi parce qu’on a laissé la chance à un enfant de la république d’être là où il est aujourd’hui, comme l’ont été dans leur temps, Léopold Sédar Senghor ou Houphouët Boigny ou Félix Eboué. Mais j’ai avant tout l’appartenance au camp national, au camp de la patrie. Et aujourd’hui la note qui peut différencier et que je n’avais pas jusqu’à présent, c’était la note républicaine. C’est-à-dire celle qui est capable de dépasser son appartenance religieuse ou philosophique et de discuter de façon officielle avec la nation. Comme je l’ai dit dans différentes émissions, être français n’est pas le fruit d’une couleur de peau ou d’une religion mais la volonté d’aimer et de servir ce pays. Or, ce que je fais depuis quelques semaines c’est que je reçois des compatriotes musulmans qui aiment et qui servent ce pays et qui souffrent eux aussi de l’insécurité et du racisme.

Mais ils sont aussi pour la construction d’une mosquée…

Non pas tous. Ils veulent en effet un lieu où ils puissent exprimer leur foi mais ils ne veulent pas que ce lieu, soit aux mains de gens étrangers, ce qu’on appelle communément des « blédards ». Donc ils veulent bien être représentés en tant que français musulmans mais pas par des gens qui sont de leur communauté mais qu’on ne leur impose pas des musulmans venus d’Algérie ou soutenus par le Maroc, la Tunisie ou par les pays du Moyen-Orient. Il n’y a pas de clientélisme de ma part, comme de la part de l’association « Présence Citoyenne ». Il n’y a aucune stratégie électorale. Si j’avais été un électoraliste ou quelqu’un qui faisait de la cantine électorale, il y a longtemps que je serai dans un autre mouvement et peut-être que j’aurais été comme tel ou tel, peut-être secrétaire d’Etat ou parlementaire. Ce n’est pas le cas. Aujourd’hui je dis « STOP » à l’instrumentalisation des gens à travers un clientélisme politique. Je n’ai jamais eu de démarche clientéliste et communautariste, je suis un élu libre de ton et d’esprit. Ma démarche est aussi courageuse que celle qui m’a fait adhérer au Front National en 1987. Aujourd’hui je pense qu’on ne peut pas passer à côté de la deuxième religion de France.

Questions à Omar Djellil

Vous avez appelé à voter pour le Front National au second tour des cantonales qui est selon vous l’antidote entre la peste (UMP) et le choléra (PS). Certains musulmans pensent que c’est le sida ou le cancer que vous leur proposez. Qu’en pensez-vous ?

Ce que je peux répondre à ces détracteurs au sein de la communauté musulmane, c’est qu’aujourd’hui ils n’ont pas pu au sein de l’UMP, au sein du PS, créer des rapports de force. Les élus d’obédience musulmane et qui sont dans ces deux partis, pourraient fédérer ou créer une synergie pour la communauté musulmane, mais ils ne le font pas. Alors qu’on ne vienne pas donner des leçons de morale à des gens qui font la démarche d’essayer de construire quelque chose pour la communauté musulmane. Le cancer je le vois plutôt à l’UMP et au PS. C’est plus facile de jeter l’anathème sur notre initiative tout en sachant qu’à l’intérieur de ces deux grands partis (UMP et PS) vous avez des dizaines et des dizaines d’élus « dits de la diversité », qui ne sont pas capables d’influer sur les décisions. A la rigueur, ils sont inutiles, nos détracteurs ne nous apportent rien. Et comme ils ne nous apportent rien, nous au contraire, nous allons apporter quelque chose de nouveau.

Certains musulmans pointent du doigt l’intolérance du FN…

Quelle intolérance. Moi, l’intolérance je la vis tous les jours de la part de l’UMP et du PS. Le PS n’est pas capable aujourd’hui de proposer un député d’origine musulmane sur 577 députés. Y a un problème ! Est-ce que ces partis donnent des places de maire, de président de Conseil Régional ou Général, est ce qu’ils ont donné de vrais postes. Non ! L’intolérance, je la vois de l’autre côté. L’intolérance du Front National est assumée depuis des années. Donc ce ne sont pas des personnes qui m’inquiètent parce que je sais ce qu’ils pensent.

Le FN est contre la construction d’une mosquée à Marseille…

Cet argument ne tient pas la route. Ils disent simplement qu’il ne faut pas des financements publics [...] et d’un loyer d’un euro symbolique pour 6000 m2. Ils ont raison, il faut être tolérant. Mais ils ne sont pas contre la pratique religieuse. Par contre quand vous voyez Luc Chatel, André Gérin et compagnie, qui font des lois pour lutter contre les pratiques religieuses, pour moi l’intolérance elle est en face. Le FN nous attaque que pour le loyer, j’allais dire : ce n’est pas méchant. [ ...] Le Front National a aussi pris position sur le minaret. Un minaret de 65 mètres, pourquoi faire ? Nous on est musulman, on a une religion qui est basé sur la simplicité, pourquoi compliquer les choses. Le plus important, c’est de pouvoir accéder à une surface totale de 6000 m2 pour faire la prière. Qu’est-ce qu’il y a d’important ? Que la mosquée soit belle et qu’il n’y ait que des rivalités politiques ou qu’il y ait une mosquée sympathique et que les gens y fassent leur prière dans des conditions dignes. Quant aux prières de rue, on est une majorité de responsables associatifs à avoir répondu et ce, bien avant Marine Le Pen. On a dit plusieurs fois, que c’est un trouble à l’ordre public. [...] Est-ce qu’on a le droit, en tant que musulman, d’imposer à des non musulmans de ne pas circuler pendant deux heures, le vendredi après-midi. Mais pour quel prétexte ? Je ne comprends pas.

Pourquoi avoir choisi de rencontrer Stéphane Durbec demain au Conseil Régional ?

Ce sera la quatrième fois que l’on rencontrera Stéphane Durbec. Cette rencontre va se solder la semaine prochaine par une visite de la moquée avec des commerçants et des responsables associatifs musulmans. On est dans un tel contexte de confusion. On ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. Parce que des islamophobes, ça pousse au PS, ça pousse à l’UMP, au FN. Y a tellement de déclarations de part et d’autres, qu’on est dans une confusion totale. On a donc souhaité effectuer cette démarche : essayer d’expliquer l’islam à des gens qui ont de cette religion que des à priori et des stéréotypes. La meilleure démarche c’est d’aller voir les plus radicaux. [...] ceux qui sont le plus en avant dans le combat pour ces questions de représentations de l’islam en France. On a pris les plus durs. Il faut aller désamorcer les bombes. Or, le meilleur interlocuteur c’est celui qui pose les bombes. On a donc choisi le Front National.

Le FN est donc un ennemi pour vous ?

Ce sont des adversaires. Un ennemi c’est celui qui veut vous tuer. [...] Les détracteurs de la communauté de musulmane sont partout, mais ils sont peut-être plus importants au Front National. Mais il y a peut être aussi des raisons et on cherche à les connaître. [...] Et si demain ils prennent le pouvoir en France. Que fait-on ? Je pense que le contexte y est favorable parce qu’il n’y aura pas d’amélioration jusqu’au prochain mandat de Sarkozy. Il ne va pas sortir de sa boite magique : le plein emploi, la fin de la précarité dans la banlieue, la fin des discriminations à l’emploi. Il ne faut pas rêver. Il y a donc une possibilité que ces gens là prennent le pouvoir. Et moi j’ai une crainte c’est qu’on nous mette des gens comme Bruno Mégret. Quand ils ont eu le pouvoir à Vitrolles ou à Marignane, ils ont fait la misère aux personnels de confession musulmane et aux associations musulmanes. Moi je dis que si demain on peut faire connaissance avec des élus du FN pour leur faire comprendre qu’on n’est pas leurs ennemis, on va être considéré comme des citoyens. Nous on va essayer de discuter avec des élus comme Stéphane Durbec, comme Jean-Marie le Pen qui sont plus dans une tendance modérée, équilibrée par rapport aux courants identitaires, parce que vous savez, je peux parler avec un Stéphane Durbec et un Jean-Marie le Pen mais je ne pourrais jamais parler avec un Stéphane Ravier (FN),Conseiller du 7ème secteur municipal de Marseille et Conseiller régional PACA, ndlr). [...] Il y a un contexte politique qui est défavorable à la communauté musulmane. On est devant un fait accompli. Notre mission en tant que musulman, c’est de montrer ce qu’est l’islam, ce qu’elle apporte comme richesse à ce pays. Qu’il ne faut pas la voir comme un ennemi de la nation française mais comme un allié naturel. Parce que je le dirai toujours : la libération, la défense ou la reconstruction de la France, c’étaient les musulmans et les immigrés.

 

 

 

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