CGT notre argent par les fenêtres....

Publié le par pdf95

LA RUINE PAR EDF

EDF.jpgNous allons parler aujourd'hui de la ruine par l'EDF. Nous n'évoquerons pas la prochaine augmentation des prix, ni les impôts que par une sournoiserie redoutable les pouvoirs de la vraie gauche et de la fausse droite réunies infligent aux consommateurs d'électricité. Nous laisserons de côté aussi les
retraites fastueuses et les niches confortables réservées à des camarades en panne dans leur carrière. Nous rappelons  sans entrer dans le détail le temps pas si lointain où les énarchos-socialos au pouvoir avaient imaginé investir en Amérique du sud ou ailleurs ; l'idée « géniale » consistait à se rattraper sur  les populations de ces pays en leur faisant supporter la
mauvaise gestion de l'EDF en France :  il a fallu  plier bagage car les
sud-américains se sont trouvés plus malins que les EDF et l'endettement  en
résultant plomba longtemps les comptes de l'entreprise. Cette simple et
insuffisante énumération montre les dégâts immenses qu'inflige l'économie
administrée à l'ensemble de la population.

Nous allons tout simplement évoquer un acte de banditisme d'État, à savoir
le prélèvement de 1 % sur les recettes de l'EDF en faveur du comité
d'entreprise. C'est un fait très récent qui donne l'occasion d'en traiter.

L'acte de banditisme initial est la nationalisation des compagnies
d'électricité décidée par le pouvoir après la deuxième guerre mondiale. Les
compagnies  diverses d'électricité de l'époque  pouvaient fort bien
prospérer et rendre des services accrus en passant tous les accords
nécessaires sans que la population française se voit imposer la ruine
résultant de la nationalisation.

Pour accompagner l'opération,  deux prélèvements parallèles ont été décidés
: 1 % sur les recettes dévolu aux actionnaires des compagnies volées et le 1
% pour le comité d'entreprise. Laissons de côté le premier prélèvement qui
est devenu dans la suite un placement de père de famille et dont il sera
intéressant de parler un autre jour.

Le 1 % du comité d'entreprise dure depuis environ 62 ans.  A l'aide des
tables financières,  il est possible de calculer grosso modo son importance.
Pour le calcul nous retenons le taux de 3 % que rapporte normalement un
capital sur la longue durée. L'objectif est de savoir l'importance atteinte
au bout des 62 ans par l'argent dérobé  au consommateur. La privation
annuelle de 1 % du prix de l'électricité  en s'accumulant avec les intérêts
devient, après ces 62 ans,  172 % de cette consommation annuelle de
l'électricité. Évidemment cela ne dit rien à personne mais le chiffre déjà
tout à fait considérable en lui-même doit être majoré à la suite d'autres
considérations.  

D'abord se trouve l'usage fait pendant ce temps du prélèvement, lequel
représente 7 % des salaires de l'entreprise, pourcentage dépassant très
largement les pourcentages semblables dans d'autres entreprises.

En application d'un accord non écrit et toujours valable durant toutes ces
années une partie essentielle du prélèvement sert exclusivement à la CGT qui
dirige le comité d'une main de fer. Or, celle-ci, sous couleur de défense
des salariés, a dans les faits pour objectif la destruction de la richesse
nationale dans toutes ses activités. L'autre partie du prélèvement est
censée rendre service aux salariés en leur offrant diverses prestations
comme dans tout comité d'entreprise. Il s'agit en fait de consommations
forcées puisqu'elles ne sont  pas choisies librement ; le meilleur service
que l'on pourrait rendre aux salariés d'EDF  serait de leur donner
directement l'argent qui va au comité d'entreprise. Personne ne sait où se
situe le curseur entre l'enrichissement de la CGT et les prétendus services
rendus aux employés. La conclusion cependant est que l'usage de la totalité
du prélèvement peut être considérée comme  une cause de ruine et que nous
arrivons donc  à 344 %.

Mentionnons qu'un rapport de la Cour des Comptes en 2007 a accroché
fortement la gestion de ce comité d'entreprise après un autre rapport daté
de 1990 ; elle a accusé le manque de transparence ce qui veut dire avec son
langage feutré que, malgré la « fée electricité », personne n'y voit goutte
; également sont visés les coûts prohibitifs de gestion lesquels
représentent 25 % du total du budget. ; elle a enfin évoqué sans les
détailler des dérives qui justifieraient de l'intervention du parquet.

Voyons maintenant  en conclusion le fait nouveau qui est intervenu.

Le gouvernement vient d'étendre le régime très spécial des salariés d'EDF
aux entreprises privées du secteur. En catimini, il  a fait modifier le
projet de loi portant sur la nouvelle organisation du marché de
l'électricité (« loi Nome »).  L'amendement du député UMP Lenoir, qui a
bénéficié du soutien du gouvernement, a ajouté subrepticement au projet de
loi initial l'article 14, qui étend l'article 47 de la loi du 8 avril 1946
sur la nationalisation de l'électricité et du gaz à toutes les entreprises
des secteurs du gaz et de l'électricité. Concrètement, si cet article est
maintenu, les concurrents privés d'EDF et GDF devront eux aussi transférer 1
% de leur chiffre d'affaires au financement de leur Comité d'Entreprise,
donc offrir à leurs syndicats les mêmes privilèges particulièrement
scandaleux que ceux en vigueur dans l'entreprise publique.

 
 Si vous êtes client d'une entreprise concurrente d'EDF ou de GDF, votre
facture d'électricité sera plus élevée de 1 %, afin de financer son comité
d'entreprise. Cela signifie que la CGT va étendre son emprise sur toutes les
entreprises du secteur de l'électricité.  C'est un remake de la
nationalisation de naguère.

En pratiquant ainsi  le pouvoir de la fausse droite montre clairement et une
nouvelle fois où penche son coeur ! Il est facile de remarquer que le
pouvoir depuis 2007 a fait progresser le socialisme en France d'une façon
accélérée : c'est une nouvelle preuve de cette marche forcée qui s'ajoute à
beaucoup d'autres. 

     
Michel de Poncins

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