Eco-Logique......

Publié le par pdf95

Mondialisation, mixité, multiculturalisme… Ecologie ?

Le mot d’ordre est donné : les frontières, qu’elles soient physiques, financières où culturelles, doivent tomber ! Cette philosophie du « progrès »,  du « toujours plus », du « vivre-ensemble » n’a plus de limite, et

à ce titre, veut toutes les faire tomber. Plus de frontières, plus de remparts, plus de séparations… Tous ensemble, partout et tout le temps : notre terre est devenu un grand village mondial !

Or, dans le même temps, tout ce beau monde, de droite comme de gauche, en passant par les « alter- », les « anti- », les « extrême- » et autres « ultra- », ont les mots « écologie », « biodiversité », « durabilité » (terme préféré par les écologistes revendiqués à celui de « développement durable ») plein la bouche.

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Il serait bon de leur rappeler qu’il ne viendrait à l’esprit de personne, aujourd’hui, de forcer de manière artificielle l’implantation d’une espèce, animale où végétale, exogène à un milieu donné : nous avons encore tous à l’esprit nos cours de collège dans lesquels on nous expliquait les dégâts de l’implantation du lapin en Australie au milieu du XIX siècle, où plus récemment les problèmes non encore résolus que posent le frelon d’Asie sur nos abeilles européennes.

Où encore la présence de ces tortues de Californie, terriblement carnassières et prédatrices, achetées quelques euros à l’animalerie du coin et lâchées par centaine ces dernières années dans nos lacs et étangs par des gamins lassés de leurs jouets… Des exemples révélateurs de ce genre, comme dans le règne végétal, sont légions.
Or, ce qui est vrai pour les espèces animales et végétales l’est aussi pour les hommes ! Penser simplement qu’une terre appartient à un peuple et pas à un autre, c’est le b.a.-ba de l’écologie. Qu’à chaque territoire correspond un groupe, une identité, avec ses spécificités, ses habitudes, sa culture, sa langue, bref son histoire…

Il n’est aucunement question ici d’une « pureté » raciale, ethnique, historique où autre… Il serait idiot de nier l’évolution des mentalités, des envies, des besoins, ou les changements lents qui s’opèrent partout et toujours au cours des âges : notre destin est d’évoluer. Mais dans des conditions « naturelles », cette évolution, qu’elle soit humaine, animale, végétale ou même minérale, se fait lentement, grain après grain, gène après gène, génération après génération, détail après détail, pourcent après pourcent. Or, pour être précis, la volonté actuelle de quelques dirigeants deprovoquer en quelques dizaines d’années un profond changement dans les populations par le mélange massif de populations allogènes et autochtones est une aberration écologique !

Qu’elle soit issue d’une volonté financière où idéologique, qu’elle ait pour nom « mondialisation » (dans sa variante libérale) où « Internationale » (sous sa forme marxiste), cette mode du « vivre-ensemble dans une joyeuse « mixité » est une démarche purement intellectuelle qui nie les rythmes « normaux » des évolutions, qui nie la dimension « naturelle » de l’homme.

C’est tout… sauf de l’écologie !

L’écologie, ce n’est pas de trier ses poubelles et d’acheter des haricots bios.

L’écologie, ce n’est pas de trouver une manière plus « durable » de mettre l’homme au centre du système industriel pour l’exploiter un peu plus. 

L’écologie, c’est penser, jusqu’au bout et de manière globale, les systèmes dans lesquels on vit, et d’en tirer des conséquences, quelles qu’elles soient, pour ne pas perturber ces systèmes, vitaux pour nous et pour les autres…

L’écologie, c’est respecter au mieux et à chaque instant les rythmes, les équilibres naturels et les spécificités que la Nature a mis des éons à mettre en place !

 

Renaud Besnard

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