"Ils"dirigent le monde,mais veulent qu'il pleure pour "eux"........

Publié le par pdf95

Le CRIF impose la censure de la Shoah palestinienne dans les manuels scolaires français

Le CRIF impose la censure de la Shoah palestinienne dans les manuels scolaires français

Selon le monde diplomatique, s’appuyant sur une dépêche AFP du 4 juillet, « des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être ‘modifiés’ à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Education ».

Ces modifications concerneraient la description du « partage de la Palestine » par les « manuels de premières L, S et ES à la rentrée 2011″. Et l’agence de citer le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui dénonce une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». M. Richard Prasquier voit notamment dans l’emploi du terme « Nakba » (« catastrophe », en arabe) une « idéologisation » et s’en prend à des « erreurs factuelles », sans toutefois, observe l’AFP, « préciser lesquelles ». Mais monsieur Prasquier ne voit pas dans le terme ‘Shoah » (catastrophe, en hébreu) une idéologisation, et il exclut bien évidemment, et fait exclure, qu’elle puisse s’appuyer sur des « erreurs factuelles ». Pour sa part, note enfin la dépêche, « le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d’’interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti’ « . Quelle haute idée le BVCVA a-t-il de l’enseignement de l’histoire ! Nul doute que dans les semaines qui viennent, il interviendra pour que les manuels cessent de perdre parti sur la seconde guerre mondialie, et exigera qu’ils fassent preuve d’ « objectivité ».

A défaut de précisions du ministère de l’éducation nationale, qui a selon le Monde Diplomatique refusé de commenter ces informations, on se perd en conjectures.

Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme d’Etat -pourtanti souvent vilipendé par le président de la République et le premier ministre dès lors qu’il ne s’agit pas de communatarisme juif- , en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d’associations ou de groupes d’influence représentant (ou prétendant représenter) une « communauté »?

La question se pose d’autant plus que la prise de position du CRIF rejoint la loi récemment votée par la Knesset interdisant la commémoration, sous le nom de « Nakba », de l’exode des Palestiniens durant la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe de 1947-1949… Ce qui pose une question supplémentaire: le CRIF a-t-il pour objectif de faire appliquer en France la législation israélienne et la République française doit-elle se plier à cette exigence, notamment en matière d’éducation ?

S’agissant enfin de manuels d’histoire, le plus raisonnable ne serait-il pas que le ministère exige de l’éditeur qu’il s’appuie sur les travaux des historiens, qu’il s’agisse du conflit israélo-palestinien ou de la seconde guerre mondiale ?

Or l’immense majorité des historiens affirment (pour les premiers) et reconnaissent (pour les seconds) que la plupart des Palestiniens ayant dû quitter leur foyer à cette époque y ont été contraints, souvent à la suite de massacres et la quasi-totalité des historiens travaillant sur la Shoah considèrent que l’histoire officielle de la politique juive du Reich allemand n’est qu’un tissu de mensonge… Monsieur Prasquier, tout à sa passion pour la vérité, exigera-t-il l’entrée de Faurisson dans les manuels scolaires ?

Même l’Israélien Benny Morris, qui a justifié en 2004 la politique du gouvernement Sharon, a réaffirmé, sur ce point, les résultats de ses vingt années de plongée dans les archives israéliennes. L’homme qui est allé jusqu’à défendre le « nettoyage ethnique » – « Un Etat Juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent, il était nécessaire de les déraciner », avait-il déclaré dans une interview au quotidien « Haaretz » le 8 janvier 2004 – serait-il, aux yeux du CRIF, un « antisémite »?

M. Richard Prasquier, qui prétend parler au nom des  » Juifs de France » , est sans doute un bon cardiologue. Cela ne suffit pas, de toute évidence, à faire de lui un bon historien…

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