Je magouille,tu magou.......ils sont socialistes

Publié le par pdf95

edward_aux_mains_d_argent_edition_collector_import.jpgLes Françàis n'y ont certainement pas prêté attention mais on vient une fois encore, par un de ces tours de passe-passe, dont les socialistes ont le secret, de leur faire avaler une couleuvre électorale pas piquée des hannetons. Elle va pourtant bouleverser le paysage institutionnel. Et comme on n'est pas aujourd'hui à une contradiction près, cela se fera, bien sûr, sous couvert du faux nez de la désormais sacro-sainte et incontournable parité.

 

Bien peu de monde s'est en effet aperçu que le 16 mai, veille du jour où le Conseil constitutionnel déclarait conforme le mariage entre deux personnes du même sexe, il déclarait également conforme à la Constitution l'élection aux prochaines cantonales d'un « binôme » obligatoirement composé d'un homme et d'une femme.

Le sénateur du Cantal, Jacques Mézard, faisait justement remarquer qu'au fond « La parité devient la norme sauf dans la sphère privée ».

Mais ne nous y trompons pas : cette curiosité paritaire, aussi absurde dans un cas comme dans l'autre, cache une cuisine et un charcutage électoral qui a fait dire au député UDI de la Côte d'Or, François Sauvadet, qu'il s'agissait « du plus grand tripatouillage électoral de la Ve République ».

La moitié des 4 000 cantons de France va être supprimée, ce qui, jusque-là peut se comprendre. Il n'y aura plus en France que 2 000 cantons du même nombre d'habitants pour chaque département ce qui signifie dans l'Allier 19 au lieu de 35. Grâce à cet habile découpage les cantons ruraux seront dilués dans les agglomérations mais on n’aura pas touché au nombre d'élus… (toujours 4 000) et le millefeuille restera entier ! En revanche on aura noyé les cantons ruraux qui sont réputés mal penser et voter… à droite !

Belle revanche sur la loi du 16 décembre 2010, abrogée en décembre dernier, qui supprimait un échelon du millefeuille, en fusionnant les conseillers généraux et régionaux mais paraphée par Nicolas Sarkozy et que les socialistes avaient rejetée ce qui leur permit de reconquérir le Sénat. On a donc surtout pas touché aux élus, mais en revanche nommé deux « Super-Préfets », Yves Colmou ancien conseiller de Lionel Jospin, et Pierre Besnard venu en direct de l'Élysée chargés de parcourir tous les départements pour s'assurer de la bonne représentation socialiste… Autant dire que les ciseaux du découpage sont bien affûtés.

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