le changement............c'est pas pour maintenant!!

Publié le par pdf95

François Hollande bat tous les records...

2441654283.jpg

Yves-Marie Laulan

Malheureux François Hollande. Il n’a décidément pas de chance. Alors qu’il avait réussi à déjouer tous les pièges au sein du PS savamment posés sur sa route majestueuse vers l’Elysée, il bat, après 18 mois seulement au sommet de l’Etat, tous les records : d’impopularité ; de nullité, d’indécision. Rien ne manque à son palmarès. Une vraie » conduite d’échec » diraient les psychiatres.

Pourra-t-il finir son mandat ? Rien n’est moins sûr, dans l’état actuel de choses. Changer de gouvernement ? Cela ne changera rien. C’est de politique qu’il faudrait changer.

En fait, le scénario le plus favorable pour lui serait de dissoudre l’Assemblée, sachant que ce serait immanquablement une majorité de droite qui serait envoyée à au Palais Bourbon. Auquel cas, il ne resterait plus au locataire de l’Elysée qu’à imiter l’exemple de son illustre prédécesseur, et de chausser les chaussures de Jacques Chirac, dans le cadre d’une nouvelle cohabitation, situation éminemment reposante  et confortable. Le chemin à suivre serait  tout tracé : plus de décisions impopulaires à prendre et passer résolument le « mistigri » à la droite. Laquelle, fidèle hélas , à son passé de  droite « la plus bête du monde »  serait évidemment fort embarrassée de ce cadeau empoisonné.

Mais, au  contraire, François Hollande, s’entête. Il entend bien garder « le cap » sans voir que ce fameux « cap » débouche en fait,  sur le néant. Peut-être , après tout, a-t-il perdu le Nord. La vérité vraie est qu’il ne sait pas où donner de la tête et qu’il ne dispose aucunement d’un plan B. Sauf, bien sûr, attendre l’accalmie des élections municipales dans quelques mois.

Car, en matière d’immobilisme, François Hollande  en est devenu champion toutes catégories. La France souffre, la France est gravement malade et le médecin à son chevet lit des bandes dessinées. Les deux seules choses  qui bougent en France  sont les courbes du chômage qui montent inexorablement, celle des impôts qui grimpent aussi vite. Ah j’allais l’oublier, celle de l’endettement  aussi . Après le laminage des revenus, c’est aujourd’hui la spoliation de l’épargne qui est en route.

Le fond de l’affaire est que jamais la France n’aura connu un président de la République aussi lamentable. Cette incapacité quasi pathologique à prendre une décision en est au point où il faut se demander s’il ne souffre pas de troubles de la personnalité ou du comportement. La plupart des Français  finissent par s’en  rendre compte. Or, lorsque l’impopularité atteint des niveaux aussi himalayens, cela signifie, qu’on le veuille ou non, que la décote du président élu gagne largement les couches de ceux qui ont voté pour lui, à  droite mais aussi à gauche, au sein même du PS.

C’est le cas de François Hollande. Pour faire quand même bonne figure, il n’hésitera pas à avoir recours à la tromperie caractérisée. Il s’en va ainsi murmurant, non pas à l’oreille des chevaux, mais  des Français, qui ne sont pas si durs d’oreille, que tout bien, tout va pour le mieux, tout va aller mieux encore. La preuve : le nombre des chômeurs de moins de 20 ans est en train de baisser. En oubliant de préciser qu’il s’agit là tout simplement  de l’effet des contrats aidés par l’Etat, traduisons, payés par le contribuable, à hauteur de quelque 250 000 postes. Une paille.

Gangrené par l’Elysée, l’action du gouvernement est frappée, par contagion, de discrédit. Personne ne peut plus croire ce que babille  le malheureux Ayrault devant les micros de l ’Assemblée nationale ou ceux de la télévision. Plus le Premier ministre affirme sa volonté d’appliquer une décision, moins on y croit. Même  Emmanuel Valls qui bénéficiant voici peu,  d’une  image plutôt positives auprès du public,  même de droite, risque fort d’être  progressivement entraîné dans la tourmente. Ses chances de se présenter un jour aux élections présidentielles en position favorable pourraient bien en faire les frais. Ce qui serait fort  dommage. Car il avait l’étoffe d’un homme politique capable fort et déterminé, chose rare  de nos jours. Mais il a choisi le mauvais camp. Il est au mauvais moment au mauvais endroit. Peut-être devrait-il envisager de donner sa démission du gouvernement, tel Michel Rocard en  1985 (ce qui  a valu à ce dernier d’être nommé Premier Ministre du gouvernement suivant).

Car  le ministre de l’Intérieur est contraint, de par sa fonction ministérielle, de donner de plus en plus dans la répression policière ou judiciaire. Il va ainsi  tenter, mais en vain d’endiguer de maîtriser le mécontentement populaire. Or cette « bronca »  gagne de proche en proche tous les secteurs de la société française. Or on sait  qu’«  on peut tout faire avec des baïonnettes , sauf s’assoir dessus ». Un aphorisme à méditer pour le pouvoir en place.

A ce propos, l’affaire Taubira est exemplaire. A dire vrai, cette  dame fort sympathique, femme politique fort connue, a le malheur d’avoir un physique peu avenant. Elle n’y peut rien. Nous non plus. Ce n’est pas faire preuve de racisme que de le constater. A ce propos, on croit se souvenir que la mignonne Rama Yade, d’origine sénégalaise, n’a jamais reçu de la moindre égratignure dans la presse de droite. Bien au contraire, elle a fait l’objet d’une véritable adulation. Son joli minois combiné à une charmante impertinence, lui attirait la sympathie du grand public.

Mais brandir sur le champ l’arme incapacitante du racisme pour justifier la menace d’interdire une publication coupable d’avoir publié des images un peu sottes revient à prendre un gourdin pour écraser une mouche. Ce n’est guère comme cela que l’on fera taire les critiques, bien au contraire. Cette mesure inconsidérée risque de conférer l’auréole du martyre à une presse qui ne le mérite guère. Les gens de gauche auraient-ils perdu le sens de la gaudriole bien gauloise noyés qu’ils sont dans la vague d’impopularité que menace de les emporter. C’est liberté de presse qui est en jeu... enfin une certaine presse. Mais faudra-t-il interdire à l’occasion Charlie Hebdo, le Canard Enchaîné parce qu’ils sont souvent insolents et  grossiers ?

En fait, le problème de Mme Taubira est d’une tout autre nature. Elle s’est délibérément  placée sous les feux de la rampe médiatique sur un sujet de société extraordinairement sensible, le trop fameux « mariage gai ». Ce sujet  était clairement insupportable à la conscience d’une grande partie du public français profondément attaché aux valeurs  traditionnelles du mariage. Et la malheureuse ministre s’est ainsi sacrifiée sur l’autel du socialisme triomphant quelques semaines à peine après les élections présidentielles. Comme si il n’y avait rien de plus urgent que de permettre aux homosexuels d’aller se marier à la mairie et cela pour satisfaire une petite poignée d’homosexuels en quête d’avantages sociaux et de reconnaissance sociale.

Or il est exact que, dans leur immense grande majorité, les homosexuels, gens paisibles et discrets, n’ont aucunement l’intention d’afficher devant tous leurs préférences sexuelles, depuis belle lurette acceptées dans notre société, à la mairie de leur village ou de leur arrondissement . En témoigne éloquemment le très faible nombre de « mariages gais » célébrés à ce jour. Mais pour le nouvel élu il s’agissait avant tout, en début de mandat, de choquer, de froisser, de blesser. C’est assez réussi.

Quoiqu’il en soit, Mme Taubira a ainsi attiré sur sa te un certain opprobre dont elle subit aujourd’hui les  conséquences. Ce qui n’a rien  à voir avec le racisme  dont on nous rebat les oreilles à tout propos. Si l’on  avait un conseil à lui donner, ce serait de se faire désormais discrète devant les médias de façon à se faire oublier par le public, au moins pendant quelque temps. Sa réputation ne pourrait qu’y gagner. Mais écoutera-t-elle ce conseil amical, tant il est vrai que le goût immodéré des hommes et des femmes politiques pour l’esbroufe l’emporte le plus souvent sur toutes autres considérations, même les plus raisonnables ? 

Madame Taubira, dans un sens a été victime du penchant immodéré des socialistes pour la provocation . Mais les socialistes n’ont jamais appris à se taire dans la dignité. C’est dans  leur nature que de jouer perpétuellement à  la victime offensée alors même qu’ils sont les offenseurs .

Quant à Emmanuel Valls, plutôt que de tempêter devant les micros contre racisme, il ferait mieux de convenir  que certaines manifestations médiatiques d’un goût douteux doivent être laissées là où elles doivent se trouver : dans le caniveau. Au demeurent, il devrait se souvenir qu’il a fait lui aussi fait l’objet de plaintes par les associations dites anti racistes pour ses propos, jugés offensants, contre les intouchables Roms. Décidément, personne n’est à l’abri en France aujourd’hui, même le ministre de l’Intérieur. L’accusation de racisme frappe aujourd’hui tous azimuts, comme une balle de ping pong qui part dans tous les sens .

Quoi qu’il en soit, avec la volonté d’interdire Minute, nous voilà de retour aux beaux jours de la guerre d’Algérie quand il n’était question que de museler la presse de gauche , lorsque François Mitterrand était ministère de l’Intérieur.  Il est décidément des traditions qui se perpétuent à gauche.

Les socialistes, quand ils sont à court d’arguments sur la situation économique, sont toujours tentés de se draper du blanc manteau des valeurs de la République (qu’ils ne cessent trop souvent de fouler aux pieds au quotidien). Tout cela avant de recourir à la violence  judiciaire ou policière tout en criant au fascisme menaçant. Ils ont cela dans la peau. Mais, après tout, le fascisme du regretté Benito Mussolini, si notre mémoire est fidèle, était bien au départ un mouvement d’inspiration socialiste. Toutes les impostures sont bonnes pour se hisser puis se maintenir au faîte du pouvoir.

Mais y a aussi quelque chose de choquant dans les cris d’effraie que pousse la droite à ce sujet en espérant se dédouaner à peu de frais du péché de racisme. De toute façon, rien n’y fera. Elle sera toujours suspectée  de fascisme ou de racisme ou de n’importe, quoi quoiqu’elle fasse ou qu’elle dise. Cela lui colle à la peau comme un manteau de Nessus. Dès lors ne  pourrait-elle pas tout simplement se taire et laisser la gauche se débrouiller toute seule dans cette triste affaire que cette dernière a quand contribué à monter de toute pièces. Et l’on mesure à cette aune à quel point nos élus de droite sont coupés l’opinion dominante du pays. Et dire qu’ils aspirent à revenir au pouvoir. Ca promet .

Quoiqu’il en soit, ces anecdotes sont du pain béni pour le gouvernement. Elles détournent l’attention de l’actualité économique et lui permettent de  faire oublier, pour quelques heures ou quelques jours, la situation exécrable de l’économie française. Ces manifestations excessivement médiatisées, constituent, en réalité, un exutoire bénin du mécontentement général qui règne dans notre pays, celui des bonnets rouges, des bonnets verts, des bonnets jaunes, et de l’ensemble des Français. En fait de bonnets, c’est à Matignon et à l’Elysée qu’il faudrait distribuer des bonnets d’ânes fort mérités.

Que la courbe du chômage cesse enfin de grimper au plafond, que les impôts cessent d’écraser le Français qui travaillent, que notre économie se redresse enfin, et le gouvernement n’aura plus à se préoccuper d’épithètes soi-disant racistes et qui sont simplement d’un goût douteux.

Il est clair que le gouvernement préfèrerait de beaucoup avoir affaire à des manifestations violentes. Car il pourrait enfin lâcher les forces de l’ordre à la curée en se drapant du blanc manteau de la défense des valeurs de la République. Hélas, ce plaisir lui a été refusé, pour  l’instant. Mais qu’il prenne garde. Le phénomène redouté de la « coagulation », lorsque tous les mécontentements latents dans toutes les couches de la société font bloc, n’est plus très éloigné. Et que fera alors le gouvernement ? Après les agriculteurs bretons, les chauffeurs de poids lourds, les parents d’élèves, les professeurs, les artisans, ce sont   les policiers  qui sont excédés de leur sort et du triste métier que l’on leur fait exécuter. Et ne manquent pas de le faire savoir. Faudra-t-il faire appel à l’armée pour étouffer la voix des Français ?

Ou alors, comme le voulait le regretté Joseph Staline pour le peuple  russe, si le peuple français n’est pas content, il ne faut pas changer de politique, mais il faut changer le peuple français. Il est vrai qu’avec une immigration forcenée, ce processus est déjà largement en route.

Commenter cet article