Ma liberté de Penser.......

Publié le par pdf95

Police de la pensée : la déroute!!
Xavier Raufer

Gag-2.jpgLe gag vient de lʼaube du cinéma : lʼidiot marche sur les dents dʼun râteau - dont
il prend illico le manche en pleine figure. Cʼest exactement ce qui vient dʼarriver
à la police de la pensée, MRAP etc. dans lʼaffaire de lʼémission télévisée
« Délinquance : la route des Roms ». (Cʼ Dans LʼAir, France 5, 11 février 2005).
Rappel : avec une insigne mauvaise foi, ces néo-inquisiteurs ont poursuivi pour
« incitation à la haine raciale », etc., un présentateur et des experts ayant, au
risque le lasser lʼauditoire, répété dix fois que lʼémission concernait les
malfaiteurs roms et non cette population en général.
Or ces antiracistes-monochromes et leurs avocats ont été, à la file, déboutés en
première instance, en appel et en cassation (cette dernière « sans renvoi »).
La cour de cassation ayant été fort sévère dans son arrêt de 34 pages qui
littéralement étrille les persécuteurs, il mʼa semblé utile dʼy prélever les
jugements et phrases les plus intéressants et les plus durs : un libérateur mode
dʼemploi à lʼusage de ceux qui veulent encore pouvoir sʼexprimer librement
dans ce pays. XR
« … La cassation est encourue.
CASSE et ANNULE en toutes ses dispositions
Lʼarrêt susvisé de la cour dʼappel de Paris en
date du 1e juillet 2010.
Dit nʼy avoir lieu à renvoi. »
_______________
Lʼémission télévisée était honnête et équilibréepresse_et_police_de_la_pensee.png
Lʼémission incriminée prise dans son ensemble a présenté de manière
équilibrée la condition des Roms en France et en Roumanie, et a respecté
le caractère pluraliste de lʼexpression des courants de pensée, sans avoir
pour objet ou pour effet de provoquer à la haine ou à la discrimination
envers cette communauté.
… A partir de bases factuelles dont la Cour dʼappel nʼa nullement relevé le
caractère erroné.
… Ces propos ne renferment aucune expression outrageante… Et ne
sont, de manière générale, assortis dʼaucune exhortation ou incitation
adressée à des tiers en vue dʼen tirer des conséquences discriminatoires
ou de violence.
[les propos tenus dans lʼémission incriminée] ne sont assortis dʼaucune
incitation adressée à des tiers de nature à provoquer des conséquences
discriminatoires ou de violence envers un groupe de personnes particulier.
Les propos litigieux, portant sur une question dʼintérêt public relative aux
difficultés dʼintégration de la communauté rom, ne dépassaient pas les
limites admissibles de la liberté dʼexpression, et que le délit de provocation
à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale nʼétait constitué en
aucun de ses éléments.
Son titre nʼétait pas injurieux
Son seul énoncé ne peut suffire à constituer une provocation dès lors que
la liberté dʼexpression ne permet pas dʼexclure a priori que soient abordés
des problèmes de société que peuvent susciter les liens existants entre
une communauté et certaines formes de délinquance…
Citations charcutées et manipulées
Le sens et la portée des propos incriminés tenus par un intervenant au
cours dʼun débat télévisé portant sur un sujet dʼintérêt général doivent être
appréciés en tenant compte du contexte de lʼensemble des propos tenus
par les autres intervenants au cours du même débat et de lʼensemble des
reportages préenregistrés projetés pour lʼillustrer.
Ce quʼest une réelle incitation à la haine raciale
Pour tomber sous le coup du délit de provocation à la discrimination, à la
haine ou à la violence à lʼégard dʼun groupe de personnes, les propos
incriminés doivent être assortis dʼune exhortation ou incitation adressée à
des tiers en vue dʼen tirer des conséquences discriminatoires ou de
violence.
Les propos, pour être condamnables doivent, quʼils soient fondés ou non
sur des bases factuelles plus ou moins contestables, par leur portée,
susciter nécessairement chez lʼauditeur un sentiment de rejet le
conduisant à adopter des opinions, sinon même des comportements,
discriminatoires à lʼégard de cette communauté.
La complicité du délit de provocation à la haine ou à la violence raciale est
une infraction intentionnelle supposant à ce titre dʼétablir que lʼauteur des
propos en cause a eu la volonté, en les émettant, de provoquer la
discrimination, la haine ou la violence.
Oui, la liberté dʼexpression existe !
[Pour] lʼarticle 10 de la Convention européenne des droits de lʼhomme…
Les restrictions à la liberté dʼexpression sont dʼinterprétation étroite… [les
propos tenus dans lʼémission incriminée] relèvent de toute évidence de la
liberté dʼexpression au sens du texte susvisé.
Toute personne a droit à la liberté dʼexpression… ce droit comprend la
liberté dʼopinion et la liberté de communiquer des informations ou des
idées, sans quʼil puisse y avoir ingérence dʼautorités publiques, sauf
restrictions légitimes.
La liberté dʼexpression devant permettre de sʼinterroger sur les problèmes
liés à lʼintégration, aux flux migratoires et aux facteurs, notamment de
délinquance, pouvant conduire au rejet dʼune communauté…
Au delà de ma personne, la méthodologie du MCC est
pleinement validée
[M. Raufer] ne fait donc que sʼinterroger sur les phénomènes de violence
dont nul nʼignore quʼils sont fréquemment liés à certaines formes de
délinquance, sans pour autant jeter lʼopprobre sur les mères de la
communauté rom ou sur cette communauté même et ainsi susciter une
réaction de rejet.
Se limite à énoncer quʼil est plus difficile de recueillir des informations sur
des populations ʻnomadesʼ, constat qui… ne saurait constituer une
incitation à la discrimination à lʼégard dʼune communauté.
Sʼemploie, en tant que criminologue, après avoir précisé que des clans
vivent de manière parfaitement honorable, à décrire les principales
activités et les zones de circulation privilégiées des réseaux de grande
criminalité, [propos qui] ne peuvent être interprétés comme sʼappliquant à
la communauté rom, roumaine ou autre, prise dans son ensemble.
Il en peut pas plus lui être fait grief de provoquer par ses propos le rejet de
la communauté rom dans la mesure où il en ressort clairement quʼil ne
sʼexprime, ainsi quʼil le précise, que sur les éléments criminels des
communautés concernées…
… Sans désigner pour autant la communauté rom en tant que telle, ni se
livrer à des généralisations condamnables suscitant nécessairement des
réactions de rejet.

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