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Publié le par pdf95

 

NATIONALISME ou REFORMISME ?

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Editorial de Militant

En juin dernier, aux Pays-Bas, le "Parti pour la liberté" de Geert Wilders obtenait 27% des voix, déstabilisant le système bien rôdé de l'alternance gauche-droite des partis régimistes. Fin septembre, le "Parti démocrate" de Suède bousculait à son tour l'ordre politique de cet Etat en dépassant les 5 pour cent requis pour disposer de députés au Parlement. En Europe, ces résultats sont les derniers en date d'une série commencée en France au cours des années 1980 avec le Front national, suivie par l'Autriche avec le FPÖ de feu Georg Haider et continuée avec succès au Danemark en 2004 et en 2007, en Suisse, avec celui de l'UDC de Christoph Blocher. En 2009, les partis classés "extrême-droite" par le système ont réalisé de belles percées, notamment en Norvège, en Finlande, en Grèce et en 2010 en Hongrie. C'est sûr, les partis politiques qui défendent l'identité nationale de leur pays face au mondialisme apatride, qui refusent l'immigration-invasion, qui s'ancrent dans la filiation d'une tradition civilisationnelle plus que millénaire contre la subversion de l'anthropocentrisme subversif des Droits de l'homme, ont le vent en poupe. L'installation sur le sol européen de populations immigrées inassimilables provoque des situations conflictuelles marquées par une violence croissante dont les Naturels européens sont les victimes, d'autant plus que les partis démocratiques régimistes, qu'elles qu'en soient les raisons, se conduisent tels des traitres à leur peuple, accordant toutes leurs faveurs à cette immigration. La crise économique aidant - et celle-ci ira en s'aggravant - ce ne sont plus seulement les ouvriers et les employés qui souffrent de cette situation mais aussi les classes moyennes, menacées dans leur conditions de vie. Mais, que font ces partis de leurs succès électoraux ? Nous constatons que, pour la plupart, ils jouent le jeu démocratique occidental qui, par nature, les rejette. Si la participation aux élections peut être tactiquement utile, il ne faut pas espérer arriver aux affaires par leur truchement. Néanmoins, ces partis s'efforcent d'y être admis et ensuite de participer de près ou de loin au gouvernement. Parfois, ils y parviennent, comme en Autriche ou au Danemark. Pourtant, force est de constater qu'ils jouent plus le rôle "d'idiots utiles" du système que de force salvatrice : en Autriche, en dehors du scandale médiatique, le FPÖ s'est aligné sur "un programme responsable et modéré" tandis que la déliquescence du pays ne connaît même pas un début d'enrayement. Au Danemark, tout au plus la législation sur l'immigration a-t-elle été durcie mais le train de l'invasion est à peine freiné. Au fil du temps, ils s'institutionnalisent ; or, à ne pas vivre comme l'on pense, on finit par penser comme l'on vit. A leur corps défendant, ils servent le système car ils stérilisent les énergies de renouveau national. Si ces partis veulent accéder au pouvoir, ils doivent franchir une étape supplémentaire à l'instar de ce qu'a fait le MSI de Fini qui en 1995 a renié et trahi ses principes fondateurs pour adopter un credo libéral pro-européen et pro-sioniste. C'est à une dérive du même ordre que semble se diriger le Front National si une Marine Le Pen en emportait la présidence en 2011, suivant en cela la pente naturelle de tout mouvement qui, tout en dénonçant les dérives du système, accepte ses valeurs démocratiques. Or en se plaçant sur le terrain de l'adversaire et en acceptant le mot, on accepte la chose. Il nous sera répondu que l'on ne peut pas faire autrement, qu'il faut bien s'adapter à son époque, être "réaliste". Pourtant, l'erreur ne devient pas vérité, même si elle se propage et se multiplie. On reconnaît l'arbre à ses fruits et un mauvais arbre n'en porte jamais de bons : or, depuis que le système démocratique et mondialiste domine l'Europe, celle-ci décline, perd son âme de manière accélérée. Le bon sens indique qu'il n'est pas réformable et, qu'étant contraire à l'ordre du monde, il court à sa perte. La situation est donc révolutionnaire : c'est en restant ferme, sans aveuglement sectaire, sur une doctrine et des principes sains vérifiés par l'histoire, en refusant de céder aux sirènes du moment que l'on est dans le vrai. L'espérance nationaliste s'en nourrit et il est urgent de se préparer à des échéances qui bouleverseront le monde actuel afin d'en tirer le miel du redressement du monde européen.

 

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