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Publié le par pdf95

La TVA sociale, pour quoi faire ?

 

Le dernier gadget de Nicolas Sarkozy, c’est la « TVA sociale ».

Officiellement, la finalité est de diversifier les sources de financement de la Sécurité Sociale, afin que celui-ci « ne repose pas principalement sur le travail, si facilement délocalisable ». Les arguments avancés sont de deux ordres : la TVA sociale permettrait « d’alléger la pression sur le travail et de faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d’œuvre à bon marché ».

Il y a là une double hypocrisie.

Premièrement, si l’objectif est de réduire le déficit de la sécurité sociale – qui s’établit en 2011, toutes branches confondues (maladie, vieillesse, famille, accidents du travail/maladies professionnelles), à 18,6 milliards d’euros – alors ouvrons les yeux : l’Association Contribuables Associés a comparé le niveau financier des avantages et des inconvénients économiques de l’immigration. Le résultat est impressionnant : le solde est négatif, à hauteur de 30 milliards d’euros par an, soit près du double du trou de la sécurité sociale. Il est donc bien plus efficace d’arrêter totalement les flux migratoires qui nous coûtent si cher, plutôt que de « coller une rustine sur une jambe de bois ». Pourquoi n’est-ce pas fait ? Parce qu’il ne s’agit pas des mêmes caisses : l’argent rentre, sous forme d’économie sur le coût de la main d’œuvre, dans la poche des multinationales, tandis qu’il sort de la poche de l’Etat, donc des contribuables.

Deuxièmement, si l’objectif est de nous protéger contre le dumping des pays à bas prix de main d’œuvre, alors protégeons nos frontières en mettant en place les droits de douane appropriés. Cela consiste, bien évidemment, à ce que la France se retire de l’OMC qui lui impose cette ouverture si nuisible de nos frontières. Nicolas Sarkozy le sait bien mais, comme il ne faut pas fâcher ceux pour lesquels il travaille, notamment les multinationales, il essaie de jouer double jeu, ce qui ne peut d’ailleurs pas marcher, car les technocrates de Bruxelles veillent.

La conclusion s’impose, une fois de plus : Nicolas SARKOZY est un chef d’Etat fantoche.

Michel CARTON ripoublik.com

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