quand on a plus de convictions........vive les sondages!!!

Publié le par pdf95

La république des sondages

La république des sondages

Les sondages réalisés plus d’un an avant une présidentielle ont beau avoir été le plus souvent démentis par les scrutins présidentiels, rien n’y fait. L’odeur de la victoire grise d’autant plus les troupes que les convictions et projets politiques s’amenuisent.

Pourtant, si l’on s’était fiés à ce type de sondages, Giscard aurait gagné en 81, Barre en 88, Balladur en 95 et Jospin en 2002. Même Ségolène Royal était donnée gagnante pour 2007.

Ce qui a changé depuis 88, à mesure que la communication a remplacé la politique, c’est que c’est désormais largement sur la base de ces sondages, instrumentalisés par les média et leurs donneurs d’ordres, que les candidats sont choisis par les partis. Ou qu’il se décident… Barre s’est convaincu d’y aller sur la base de sondages le donnant vainqueur contre Mitterrand. Il a été battu au premier tour. Balladur s’est décidé en 95 car Chirac était donné battu à tous les coups. Il a été élu. Le duel Jospin Chirac a accaparé tous les média en 2002 et Jospin était donné imbattable. Le Pen s’est qualifié. En 2007, c’est exclusivement sur la base de sondage que le PS allait investir Ségolène Royal, qui sera ensuite lâchée par les média afin de faciliter l’élection de Sarkozy.

Mais les échecs systématiques des sondeurs à un an d’un scrutin semblent ne pas laisser de traces. L’envie d’y croire est trop forte. Et cela permet évidemment toutes les manipulations. Qui sera candidat en 2012 ? Personne ne le sait. Quels seront les scores, s’ils sont candidats, de Villepin, Bayrou, Chevènement, Dupont Aignant, Mélenchon ? Personne ne le sait. Combien y aura-t-il de candidats ? Tout le monde l’ignore. Les favoris seront-ils eux-même candidat ? Pas sur.

Et pourtant, tout le monde a l’air de savoir…

La question est maintenant vérifier que les sondages, non contents de favoriser voire d’imposer la désignation de tel ou tel candidat, sont en mesure de disposer du résultat final. Cela n’avait pas été le cas jusqu’en 2007. Pour cette dernière élection, on peut rétrospectivement se poser la question.

Donc prenons date : à un peu plus d’un an de la présidentielle, dans le dernier sondage sorti, DSK est à 33 %, Marine Le Pen est à 19 %; Sarkozy à 18. La semaine dernière, Marine était à 24, Dominique à 23, Nicolas à 21. Moyenne : DSK 28, 5 ; Sarkozy 20 ; Marine 21, 5.

Nous verrons où nous en serons en mars 2012, à deux mois de l’élection. Tiens, on ne nous donne pas le résultat du second tour, cette fois-ci, contrairement aux fois précédentes. Et nul ne semble s’en étonner. Pas un journaliste pour poser la question. Bizarre, non ?

 

 

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