Quand Parisot rejoint Besancenot...............

Publié le par pdf95

« L’immigration permet de payer les salariés toujours moins. » : c’est ce qu’affirme un rapport du très sérieux et très officiel Conseil d’analyse économique, intitulé « Immigration, qualifications et marché du travail ».

10-11-12-millions-copie-1.gifLe CAE est un organe placé auprès du Premier ministre, peu réputé pour son caractère subversif ou « politiquement incorrect » et qui regroupe la plupart des sommités de « l’économisme » français. Le rapport délégitime notamment le discours traditionnel sur le « recours à l’immigration comme palliatif à la “pénurie de main d’œuvre“ dans certains secteurs ». Ses auteurs expliquent que « du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente. Le fait que certains natifs rejettent certains types d’emplois peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus ».

C’est donc simplement parce que le patronat ne veut pas revaloriser les salaires qu’il importe, avec la complicité des « idiots utiles » des associations gauchistes, une main d’œuvre plus docile, comme le confirme la conclusion du rapport qui n’hésite pas à affirmer : « Dans le cas du marché du travail, cela signifie qu’à la place de l’immigration des années soixante on aurait pu envisager une hausse du salaire des moins qualifiés. »

Toujours selon ce rapport, une hausse de la proportion d’immigrés d’un point de pourcentage réduit le salaire moyen de 1,2 %. Ces chiffres expliquent largement l’omerta entourant les questions de l’immigration, que les gouvernements « de droite » comme « de gauche » se refusent à affronter concrètement de peur de déplaire aux desideratas du grand patronat.

Le président Pompidou, peu avant sa mort, avait reconnu avoir ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, comme Francis Bouygues  , désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’œuvre nombreuse, docile et bon marché permettant de « casser » les revendications des travailleurs français souvent organisés. Aujourd’hui rien n’a changé, si ce n’est que les secteurs économiques concernés sont beaucoup plus nombreux qu’à l’époque et qu’étrangement les « forces de gauche » semblent s’être ralliées à cette logique en se faisant les alliés objectifs du patronat au travers de leurs positionnements immigrationnistes.

Ce sont pourtant les instances les plus libérales telles que la Commission européenne, le Medef ou Business Europe (le Medef européen) qui n’ont de cesse depuis plusieurs décennies de réclamer toujours plus d’immigration. Quand Laurence Parisot rejoint Olivier Besancenot…

 

source .novopress.info

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