L'islam


Tariq Ramadan est cohérent avec lui-même, mais pas ses contradicteurs

Certains de nos intellectuels voient en Tariq Ramadan un dangereux manipulateur, un islamiste qui cacherait bien son jeu. A y regarder de plus près, nous constatons que la réalité est plus prosaïque que cela : il suffit d’être musulman classique, c’est à dire de vénérer le Coran et Mahomet pour être amené, tout naturellement, à penser et agir comme le fait Tariq Ramadan. Etant en phase avec son public et cohérent dans son système de pensée islamique, sa rhétorique renforce la résonance qu’il rencontre auprès des musulmans. Et c’est là que réside le vrai drame. Tariq Ramadan et nos concitoyens, aussi bien musulmans que non-musulmans ne veulent pas s’avouer une chose simple : l’islam classique, c’est à dire les enseignements du Coran et de Mahomet sont à tout jamais liberticides, sexistes ségrégationnistes et séparatistes. Il faut mettre un voile sur son entendement pour ne pas le voir et le savoir. Il est donc temps de mettre à nu ce fait religieux et de renvoyer Tariq Ramadan et ses semblables à leur Moyen-âge.

Le vouloir vivre-ensemble avec l’islam classique est une chimère

Tant que les musulmans n’auront pas remis en question les enseignements les plus basiques du Coran et tant qu’ils considèreront Mahomet comme un modèle, ils vivront dans l’hypocrisie la plus totale et passeront à côté de leur époque. Ils auront toujours de sérieux problèmes à vivre en paix avec eux-mêmes et avec les autres.

Voilà la vérité toute crue que nos intellectuels font semblant de ne pas connaître, pour ne pas devoir la dire à leurs concitoyens et voisins musulmans. Et pour amuser la galerie, ils font semblant de traquer on ne sait quelles intentions cachées pour ne pas regarder les faits historiques et actuels ; pour ne pas affronter la bête immonde qui gâche la vie à leurs compatriotes et voisins musulmans. Je veux dire le Coran et Mahomet.

1° - L’islam est liberticide

Il y est interdit, sous peine d’exécution, de critiquer le Coran et Mahomet. Salman Rushdie, Theo van Gogh, Ayan Hirsi Ali, Robert Redeker, Wafa Sultan, Geert Wilders, les caricaturistes danois, Charlie Hebdo etc. en savent quelque chose ! Même si les musulmans sont tout à fait conscients de la fragilité de leur édifice intellectuel fondé sur le Coran et Mahomet, ils ne s’octroient pas la liberté de remettre en question et de critiquer ces deux pieds de sable. Ceux qui font semblant d’être des réformistes radicaux de l’islam, accusent tout simplement les musulmans de ne pas bien comprendre l’authentique, le vrai islam. Tout compte fait, ils veulent réformer les musulmans pour épargner Mahomet et le Coran. Et c’est ainsi qu’ils continuent à tourner en rond comme le fait Tariq Ramadan, tous les prétendus réformateurs et tous les musulmans.

2° - L’islam est ouvertement et irrémédiablement misogyne et sexiste

Mahomet a légué à notre histoire neuf veuves, oui 9 veuves, interdites de remariage. La plus jeune d’entre elles n’avait que 18 ans à la mort du prophète. Elle a été déflorée à l’âge de neuf ans alors qu’il était âgé d’environ 54 ans. Elle est morte à un âge avancé.

Dans le Coran, chap. 33, verset 53, nous lisons ceci : « ...Si vous avez quelque demande à faire à ses femmes [c’est à dire aux femmes du prophète], faites le de derrière un voile ; c’est plus pur pour vos cœurs et pour les leurs. Evitez de blesser l’Envoyé d’Allah. N’épousez jamais ses femmes après lui ; ce serait pêché immense aux yeux d’Allah ».

En islam, lorsqu’on contracte une dette, le témoignage de deux hommes est requis. Sinon celui d’un homme et de deux femmes (Coran II, verset 282). Ce rapport de 1 à 2 vaut aussi en matière d’héritage. Même si ma mère a trimé, a travaillé dur, tout autant que son frère, elle n’a droit qu’à 1/3 de l’héritage de son père. Les 2/3 reviennent en droit marocain et islamique à son frère. Mais bien des intellectuels d’Orient et d’Occident voudraient tant réécrire l’histoire et nous persuader que l’islam a apporté des progrès à la condition des femmes en matière d’héritage et aurait limité la polygamie.

La vérité, consignée par des historiens arabes est toute autre : en Arabie, du temps où Mahomet n’était pas encore au pouvoir, beaucoup d’Arabes avaient adopté le christianisme et donc la fidélité entre époux. Des chroniqueurs musulmans, parmi les tous premiers, tels Ibn-Hicham/Ibn Ishâq et Tabari, nous racontent que la première femme de Mahomet avait un bel héritage et un oncle chrétien, « versé dans les livres » selon l’expression de cette époque. C’est ELLE qui a demandé le jeune Mahomet en mariage et c’est ELLE qui l’avait engagé comme commis-voyageur. Avant l’islam, la divinité se conjuguait aussi au féminin : Allat, féminin d’Allah, était vénérée à côté de deux autres grâces, Manât et al-‘Uzzah. Voilà la réalité : l’islam a plutôt consacré des coutumes misogynes et rétrogrades dont les « Mères des croyants »(*), tout autant que les musulmans, souffrent encore aujourd’hui. Il est grand temps que cela change !

3° - L’islam est séparatiste et ségrégationniste

Les musulmans sont considérés par le Coran comme la meilleure communauté donnée au monde ! Ils n’ont pas été les premiers à qui on a raconté cela pour les gonfler à bloc et en faire des ballons de baudruche qui éclatent à la moindre pique. Paf, rien que du vide ! Les athées sont voués aux enfers, aussi bien dans l’au-delà qu’ici bas, c’est à dire qu’il est tout à fait permis de les liquider. Les chrétiens et les juifs sont certes tolérés en terre d’islam, mais ils n’en sont pas moins accusés d’avoir falsifié les écritures sacrées qui leur ont été communiquées. Et c’est ainsi qu’il a toujours été interdit aux musulmans de découvrir, par eux-mêmes, ce que dit la Torah et les Evangiles.

Jusqu’à nouvel ordre, les musulmans ont toujours été tenus dans l’ignorance des écritures que vénèrent leurs concitoyens, voisins et cousins juifs et chrétiens. Quant aux autres religions et croyances, les musulmans sont toujours maintenus dans la plus crasse des ignorances. Et dire qu’ils se considèrent toujours comme la meilleure communauté suscitée au monde !

L’islam est ségrégationniste puisqu’il est interdit aux musulmanes, jusqu’à aujourd’hui, d’épouser un non-musulman. Aucun des ténors musulmans, aucun des porte-paroles attitrés, en France et en Europe, n’a encore eu le courage de déclarer caduque cette ségrégation immonde. La musulmane est donc toujours réservée aux musulmans et aux convertis bien circoncis. C’est une flagrante atteinte à la liberté d’aimer. Cet interdit est à l’origine d’une séparation inacceptable et d’un flagrant refus de perpétuer le creuset de fusion que la France a toujours été. Le creuset de fusion n’est rien d’autre que la matrice de nos mères dans laquelle nous avons tous été conçus.

Il est clair pour moi que toute religion qui interdit les mariages mixtes, qu’elle s’appelle islam, judaïsme ou christianisme, n’est tout simplement pas digne de respect. Elle se permet de nous séparer, d’ériger des murs et des cloisons entre les êtres. Elle nous oblige à nous auto-reproduire en rond, confinés à notre communauté de naissance. Cet interdit est foncièrement clanique et tribal. Il favorise l’endogamie et les mariages arrangés si les filles n’y sont pas, tout simplement, forcées.

Avec une conception hautaine de la communauté musulmane, conjuguée à des interdits sexuels, culinaires, vestimentaires, matrimoniaux, sportifs, esthétiques, commerciaux, bancaires et sépulcraux, l’islam est tout à fait contraire à la Fraternité humaine que nous voulons construire et consolider.

De par ces interdits et ces pratiques les plus élémentaires, l’islam est tout à fait contraire à notre désir de faire société, de vivre ensemble, de nous intégrer et de nous assimiler. L’islam est facteur de dés-intégration et de séparation des êtres. Il faut le dire et le répéter autant que nécessaire, afin de le mettre hors état de nuire. Il est grand temps de le réformer ou plutôt de le remettre en cause et éventuellement de le refonder, de fond en combles. Pour l’amour de la musulmane et de sa progéniture.

La consolidation de ghettos culinaires, sexuels, matrimoniaux, médicaux, commerciaux, bancaire, sépulcraux n’est pas de la faute de Tariq Ramadan ni des musulmans : ils en sont les premières victimes transformés en vecteurs/reproducteurs : c’est avant tout la faute à Mahomet et au Coran. Ceux qui continuent de les vénérer ne le savent que trop !

Tariq Ramadan est tout simplement un musulman classique, il est attaché à un autre âge et c’est son droit. Il est de notre devoir de l’y renvoyer et d’encourager les musulmans à regarder la vérité en face et de couper le cordon ombilical avec une pensée qui nous pourrit la vie.

Pascal Hilout, né Mohamed

Rédacteur à Riposte Laïque

http://ripostelaique.com


(*) – Euphémisme qui tente de justifier l’interdiction faite par le Coran d’épouser les femmes du prophète élevée par le coran à la "dignité" de « Mères des croyants ». Or, Mahomet s’est permis d’enfreindre une loi sociale de son temps qui voulait qu’on n’épouse pas la femme de son fils adoptif. Il a épousé la femme de son affranchi et fils ! C’est à cette occasion que le Coran a tout simplement défait le lien d’adoption et interdit cette institution.

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